Le budget de maintenance se décide sur un pourcentage que personne ne mesure. Étendue de la corrosion, adhérence et accès répondent mieux.
Toute inspection de maintenance finit par la même discussion. L'exploitation veut une réparation ponctuelle parce qu'elle coûte moins cher ce trimestre ; l'ingénieur revêtements soupçonne une réfection totale inévitable et veut le dire tout de suite. Les deux camps argumentent presque toujours à partir du montant de la facture, et non de l'état réel de l'acier.
D'abord une étendue mesurée, pas une impression
Le premier chiffre qui décide de la stratégie est la proportion de surface dégradée, et elle se mesure. La corrosion s'évalue sur l'échelle Ri de l'ISO 4628-3, de Ri0 sans rouille visible à Ri5 pour une dégradation étendue ; cloquage, fissuration, écaillage et farinage ont chacun leur échelle dans la même série. Une inspection qui relève les valeurs Ri par zone donne de quoi comparer l'année suivante et de quoi argumenter devant celui qui valide le budget.
Les seuils approximatifs tiennent en pratique. En dessous d'environ dix pour cent de dégradation, avec une bonne adhérence sur la zone saine, la réparation ponctuelle se défend. Entre dix et vingt-cinq pour cent, la décision dépend de l'accès et de la vitesse de dégradation depuis la dernière inspection. Au-delà de vingt-cinq à trente pour cent, la réfection totale l'emporte presque toujours en coût de cycle de vie : préparer et peindre ces trente pour cent en zones isolées coûte en main-d'œuvre presque autant que la surface entière, tandis que les soixante-dix pour cent restants continuent de vieillir dessous.
Ensuite l'adhérence, pas seulement l'aspect
Une surface qui paraît intacte peut n'être qu'une coquille. Là où le feuil existant a perdu son adhérence au subjectile, les zones réparées lâcheront sur leurs bords amincis en un ou deux trimestres, et chaque réparation crée un nouvel anneau de bord à amincir la fois suivante. Un essai de quadrillage ou d'arrachement sur une zone représentative, complété par un test au marteau à la limite entre zone saine et zone défaillante, indique si le sain est réellement sain.
L'épaisseur compte aussi. Là où le système d'origine a été appliqué à la moitié de l'épaisseur spécifiée, la zone d'apparence correcte a moins de réserve que son aspect ne le suggère.
La compatibilité passe avant le planning
Recouvrir un système existant inconnu est la partie la plus risquée de la maintenance, et l'origine de la plupart des défaillances prématurées. Les inconnues pertinentes sont le type générique du revêtement en place, son âge et son degré de durcissement, et la contamination éventuelle par farinage, huile, sel ou silicone ancien.
Une plaque d'essai répond à tout à la fois. Préparer et peindre environ un mètre carré à l'endroit le moins visible mais représentatif, laisser durcir complètement, puis contrôler l'adhérence entre couches à la lame ou à l'arrachement. Une plaque qui se soulève à la lame a échoué, et la réponse n'est pas davantage de préparation au même endroit, mais un autre revêtement ou un autre mode de préparation.
L'argent se dépense dans la préparation
Réparation ponctuelle ne veut pas dire préparation légère. Chaque zone doit être ramenée au subjectile sain, les bords du feuil intact environnant amincis sur une distance suffisante pour qu'aucune marche ne subsiste, et la bande amincie débarrassée de tout farinage et de toute contamination. Sur des revêtements extérieurs vieillis, un jet d'eau à basse pression suivi d'un rinçage est souvent le seul moyen d'ôter la couche farinante sans détruire le feuil restant.
Quand une couche de brouillard est spécifiée pour la première passe sur un subjectile poreux ou fariné, il faut la faire. Une couche humide complète sur un subjectile absorbant emprisonne de l'air et produit des piqûres qui ressemblent à des défauts d'application et sont en réalité des défauts de préparation.
Le schéma qui tient une décennie
- Relever le grade Ri, le résultat d'adhérence et l'épaisseur sèche par zone à chaque inspection
- Chiffrer les options sur le cycle complet de réfection, non sur un exercice budgétaire
- Chiffrer l'accès à part, car échafaudage ou travail sur corde dominent souvent le total
- Inclure le coût de l'inspection suivante dans les deux options ; la réparation ponctuelle exige plus de fréquence
- Décider par zone et non par ouvrage ; un parc de stockage a rarement un état uniforme
La décision qui vieillit le plus mal est celle prise pour équilibrer un exercice. L'acier ne reporte pas, et la facture différée ce trimestre arrive avec intérêts à l'arrêt suivant.