Époxy riche en zinc, silicate de zinc ou époxy sans zinc ? Comment choisir la couche primaire en C5-M et offshore selon la durée de vie et la préparation.
C’est le primaire qui arrête réellement la corrosion. La finition détermine l’aspect, la tenue aux UV et aux produits chimiques, mais si le primaire lâche, tout le système lâche. En C5-M et CX — offshore, littoral, industrie lourde — le choix du primaire compte plus que la marque de la finition.
Partir de l’exposition, pas de la marque
Avant toute liste de produits, répondez à quatre questions :
- Quelle est la catégorie de corrosivité ? Le C5-M (atmosphère littorale et offshore) impose déjà un primaire au zinc dans la plupart des tableaux de systèmes ; le CX implique en général un silicate de zinc ou un système à deux couches riches en zinc, avec une épaisseur totale plus élevée.
- Quelle préparation de surface peut-on réellement obtenir ? Le silicate de zinc exige un profil d’accrochage régulier et ne tolère pas la contamination. Si le sablage n’est pas constant, l’époxy riche en zinc est plus sûr.
- Combien de temps l’acier reste-t-il exposé avant la finition ? Les longues périodes de fabrication et de stockage pénalisent les primaires à durée d’exposition maximale courte.
- Quelle est la durée de vie visée ? 15, 25 et plus de 25 ans correspondent à des épaisseurs totales différentes et souvent à des familles de primaires différentes.
Les trois familles et leurs domaines
- Époxy riche en zinc — la référence du C4 au C5-M. Plus tolérant sur une préparation irrégulière, compatible avec la plupart des couches intermédiaires, et le choix habituel pour l’acier fabriqué stocké avant finition.
- Silicate de zinc inorganique — la meilleure protection cathodique par unité d’épaisseur et une excellente tenue à la chaleur. Adapté à l’acier bien préparé en C5-M et CX, et courant sur les cuves et les surfaces chaudes.
- Époxy sans zinc — lorsque le zinc est inacceptable : inox, aluminium, ou procédés en aval qui le refusent. Il protège uniquement par effet barrière, donc le système total doit être plus épais.
Les erreurs les plus fréquentes
- Prescrire un silicate de zinc sur un acier sablé à un grade inférieur ou contaminé par des sels : l’adhérence ne se développe pas et la défaillance arrive vite.
- Négliger l’intervalle maximal de recouvrement. Beaucoup de primaires riches en zinc forment une surface dure et brillante de carbonate de zinc ; la couche intermédiaire adhère alors mal.
- Comparer les systèmes uniquement par l’épaisseur totale. 240 µm de la mauvaise famille font moins bien que 200 µm de la bonne.
- Omettre le stripe coat sur les soudures, arêtes et découpes. En C5-M, plus de la moitié de la corrosion précoce démarre sur ces détails.
Une séquence pratique
Fixez d’abord la catégorie de corrosivité et la durée de vie, puis la préparation atteignable, enfin la fenêtre d’exposition en fabrication. Ces trois données établies, la famille de primaire devient évidente — c’est alors seulement qu’il vaut la peine de comparer les prix entre marques.